Le parcours de Guillaume Evangelista

Les camps de déportation

De Compiègne-Royallieu à Neuengamme, Sachsenhausen puis Lichterfelde, Guillaume Evangelista connaît la déportation, le travail forcé et l’univers concentrationnaire nazi.

Première étape de déportation

Compiègne
Royallieu

Matricule 36307 — camp de transit placé sous l’autorité allemande.

Matricule

Guillaume Evangelista est enregistré sous le matricule 36307.

Camp de transit

Les prisonniers y sont regroupés avant leur transfert vers les camps allemands.

Conditions de détention

Des baraques prévues pour trente personnes accueillent parfois près de trois cents détenus.

Destination suivante

Guillaume est ensuite envoyé au camp de travail de Neuengamme.

À leur arrivée, les déportés sont canalisés, dévêtus, rasés et soumis au passage à l’anti-vermine avant de recevoir une tenue rayée et des sabots.

La nourriture se limite à de l’eau, une pomme de terre parfois moisie et, occasionnellement, un morceau de pain.

Les baraques destinées à une trentaine de personnes peuvent accueillir jusqu’à trois cents détenus. Certains dorment à même le sol ou sur des paillasses, dans des conditions sanitaires ingérables.

Le réveil intervient vers trois heures du matin. Les détenus doivent supporter le froid, la chaleur, la pluie et les tempêtes, puis rester rassemblés dans la cour lors des appels.

Le retour du travail constitue l’un des moments les plus éprouvants. Malgré l’épuisement, les prisonniers subissent parfois plusieurs appels successifs, quelles que soient les conditions météorologiques.

Guillaume est affecté au Frontstalag. Le camp de Royallieu constitue une première étape avant sa véritable déportation en Allemagne.

C’est également de ce camp français que part le premier convoi à destination d’Auschwitz. Certains détenus y restent durablement, tandis que d’autres sont entassés dans des trains de marchandises vers les camps allemands.

Captif des autorités allemandes, Guillaume est transféré de Compiègne vers le camp de travail de Neuengamme.

Camp de concentration

Camp de
Neuengamme

Matricule 84377 — travail forcé, épuisement et privations.

Matricule

Guillaume est enregistré à Neuengamme sous le matricule 84377.

Camp autonome

Neuengamme devient un camp de concentration autonome au printemps 1940.

Construction du camp

Les baraques, les miradors et les clôtures sont construits par les déportés.

Travail forcé

Les détenus sont notamment employés à l’extraction de l’argile et à la fabrication de briques.

Au printemps 1940, Neuengamme devient un camp de concentration autonome dont les installations sont édifiées par les déportés eux-mêmes.

Les prisonniers construisent les baraques, les miradors et les clôtures destinées à les maintenir enfermés.

Les mauvais traitements, l’épuisement, la faim et les accidents de travail provoquent de nombreux décès.

Les détenus sont employés à la fabrication de briques. Pour alimenter cette production, ils doivent extraire l’argile dans les glaisières situées autour du camp.

Leur travail est également utilisé pour l’agrandissement du camp et l’aménagement d’autres lieux dépendant de l’organisation concentrationnaire.

Le travail forcé, les privations et les violences constituent les principaux instruments d’épuisement et de destruction des détenus.

2 juillet 1944

Camp de
Sachsenhausen

Matricule 84337 — un camp organisé autour du travail, de la terreur et de la sélection.

Arrivée au camp

Guillaume arrive à Sachsenhausen le 2 juillet 1944 après plusieurs jours de transport.

Organisation triangulaire

Le camp est conçu selon une forme triangulaire permettant une surveillance permanente.

Piste d’essai

Des prisonniers doivent marcher sur une piste afin de tester les chaussures destinées aux SS.

Faux billets

Des détenus sont contraints de participer à la fabrication de fausse monnaie britannique.

Guillaume arrive dans le camp le 2 juillet 1944, après plusieurs jours passés dans un train à bestiaux bondé, au terme d’un trajet effectué dans la chaleur.

Le camp possède un four crématoire, un lieu de pendaison et une piste sur laquelle des prisonniers doivent tester des chaussures destinées aux SS.

Les chaussures attribuées aux détenus peuvent être trop grandes ou trop petites. Ils doivent néanmoins marcher rapidement et pendant de longues périodes sur différents revêtements.

Des détenus sont contraints de participer à la fabrication de faux billets britanniques destinés à fragiliser l’économie du Royaume-Uni.

Une zone industrielle est également construite autour du camp. De nouveaux bâtiments et miradors renforcent la surveillance de cet ensemble de forme triangulaire.

À leur arrivée, les détenus sont placés en quarantaine, triés et soumis à l’apprentissage de la vie concentrationnaire.

Roms, Témoins de Jéhovah, Juifs, homosexuels, francs-maçons, intellectuels et artistes sont soumis à des tâches épuisantes destinées à provoquer leur élimination.

Certains prisonniers sont regroupés selon leur état de santé ou sélectionnés pour subir des expérimentations médicales.

L’administration économique du camp tient pour chaque détenu une fiche mentionnant notamment son identité, son métier, son âge, son commando et son numéro.

Le travail, les appels et les sélections sont imposés dans le froid, la neige, la pluie, le vent ou la chaleur, au milieu de la faim, des maladies et des souffrances physiques.

L’organisation administrative du camp transforme chaque prisonnier en une force de travail destinée à être exploitée jusqu’à l’épuisement.

Kommando extérieur

Camp de
Lichterfelde

Un lieu de détention et de travail forcé situé à proximité de Berlin.

Près de Berlin

Le camp se trouve dans le secteur de Lichterfelde, non loin de Berlin.

Stalag III-D

Le parcours documentaire de Guillaume associe ce lieu au Stalag III-D.

Travail extérieur

Certains prisonniers sont employés chez des particuliers ou répartis sur différents lieux de travail.

Fin de la détention

L’avancée des forces alliées met progressivement fin à l’organisation des camps allemands.

Lichterfelde est un lieu de détention situé à proximité de Berlin et rattaché, dans les documents présentés, au Stalag III-D.

Certains prisonniers peuvent être envoyés travailler chez des particuliers ou répartis dans différents lieux dépendant du camp.

Le travail forcé est organisé en commandos extérieurs, dans lesquels les détenus restent soumis à la surveillance et à l’autorité allemandes.

La documentation actuelle évoque également le Stalag IV-B, situé à une quarantaine de kilomètres de Dresde, ainsi que les installations utilisées pour la détention, la répression et l’extermination.

Le récit mentionne notamment un four crématoire, des installations de mise à mort, un lieu de dressage canin et des douches.

De très nombreux prisonniers meurent avant l’arrivée de l’Armée rouge et la libération des camps situés dans cette partie de l’Allemagne.

Lichterfelde constitue la dernière étape présentée du parcours concentrationnaire de Guillaume Evangelista.

1945 et après-guerre

Libération
des camps

La découverte des crimes, le retour des survivants et le nécessaire travail de mémoire.

Découverte des camps

Les armées alliées découvrent des détenus affamés, des charniers et les installations concentrationnaires.

Enquêtes et procès

Les témoignages des survivants et les documents retrouvés permettent d’engager des enquêtes.

Lieux de mémoire

Les anciens camps deviennent progressivement des mémoriaux, des musées et des centres d’archives.

Président de l’UFAC

Après la guerre, Guillaume Evangelista devient président de l’UFAC de Cannes.

Lors de la libération des camps, les soldats russes et américains découvrent l’ampleur du système concentrationnaire nazi.

Ils trouvent des personnes faméliques, des dépôts de squelettes, des charniers, des détenus atteints de nombreuses maladies, ainsi que des fours crématoires et différentes installations utilisées pour les crimes nazis.

Une partie des documents est détruite ou brûlée par les responsables des camps afin de dissimuler les atrocités commises et le fonctionnement de l’administration concentrationnaire.

Les témoignages des survivants rendent possibles les premières enquêtes et participent à l’organisation des procès.

Certains camps sont détruits. D’autres deviennent des lieux de commémoration, des musées ou des centres d’archives chargés de préserver les documents et la mémoire des victimes.

Les résistants et les déportés se sont engagés au péril de leur vie pour participer à la libération de leur pays et préparer l’action des forces alliées.

Guillaume Evangelista poursuivra cet engagement dans la mémoire combattante en devenant président de l’UFAC de Cannes.

Dès les années 1930, le Secret Intelligence Service britannique suit avec attention la montée du nazisme. Le MI5 développe parallèlement ses activités de contre-espionnage.

Le War Office crée une section appelée GS/R, qui devient en 1939 le Military Intelligence Research. Son activité se concentre principalement sur les questions militaires.

Le Foreign Office exerce pour sa part une tutelle sur l’Intelligence Service, dépendant des Affaires étrangères britanniques.

Winston Churchill soutient également le développement de la guerre économique afin d’affaiblir les capacités des puissances ennemies.

Après la guerre, les méthodes et l’organisation du Special Operations Executive retiennent l’attention des services américains. Certains agents suivent des formations inspirées de son fonctionnement et de ses méthodes opérationnelles.

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