Le SOE
à Cannes
Hommage à Guillaume Evangelista, résistant et déporté politique.
À travers des documents, des photographies et des archives, ce site retrace son engagement dans les réseaux clandestins, son arrestation, sa déportation et les hommages qui lui ont été rendus.
Joëlle Crespi Evangelista Fille de Guillaume Evangelista
« Ce site est né d’une enquête menée par une fille pour retrouver l’histoire que son père, comme tant de déportés, n’avait presque jamais racontée. »
Fille de Guillaume Evangelista, résistant cannois et déporté politique, Joëlle Crespi Evangelista n’a reçu de son père que peu de détails sur son arrestation et sa déportation.
La découverte de documents l’amène plus tard à entreprendre des recherches à Cannes, en France et en Allemagne, auprès des services d’archives et des lieux de mémoire.
Elle reconstitue progressivement son engagement dans les réseaux Buckmaster, les conditions de sa détention et son parcours dans les camps de concentration.
Combattre
dans l’ombre
Né de l’unification de plusieurs services britanniques, le Special Operations Executive est chargé de mener des opérations clandestines, de soutenir les résistances locales et de préparer la reconquête des territoires occupés.
Le SOE naît du rapprochement du Military Intelligence Research, service de recherche et de renseignement militaire rattaché au War Office, et de la Section D, spécialisée dans les opérations de sabotage et auparavant liée au MI6.
La nouvelle organisation est placée sous la tutelle du ministère britannique de la Guerre économique et dépend directement du gouvernement de Winston Churchill.
Sa mission consiste à mener des opérations d’intoxication, de sabotage et de guérilla dans les territoires occupés afin de désorganiser les forces Allemandes, soutenir les populations locales et favoriser le développement des mouvements de résistance.
Le SOE adopte une méthode résolument offensive. Ses actions doivent préparer le débarquement allié et participer à la reconquête du continent européen en armant, formant et coordonnant le plus grand nombre possible de résistants.
Des centres d’entraînement, appelés Training Schools, sont créés en Angleterre et en Écosse. D’importants moyens logistiques sont également mobilisés par la Royal Navy et la Royal Air Force pour transporter les agents, les armes et le matériel.
La section française du SOE est placée en 1941 sous la responsabilité du lieutenant-colonel de réserve Maurice Buckmaster, qui avait auparavant vécu en France et travaillé comme journaliste.
Les réseaux et sous-réseaux recherchent chez leurs futurs agents trois qualités essentielles : l’intelligence, la détermination et la discrétion. Leur recrutement doit en principe dépasser les appartenances et les opinions politiques.
Le SOE fournit aux réseaux français des quantités considérables de matériel : fusils, mitraillettes Sten, mortiers, obus, grenades, postes émetteurs-récepteurs, vêtements, chaussures de combat et moyens financiers.
Ces missions exposent directement les agents et les résistants. Beaucoup sont arrêtés, interrogés, torturés, emprisonnés, déportés ou exécutés par les forces Allemandes.
Après la fin de la guerre, le SOE est dissous. Une partie de ses méthodes, de ses compétences et de son expérience est toutefois reprise par d’autres structures britanniques de renseignement et d’action clandestine.
Les chapitres
de son histoire
De son engagement à Cannes jusqu’aux camps de déportation, chaque chapitre rassemble textes, photographies et documents d’archives.
01
Guillaume Evangelista
Typographe, résistant et agent du réseau Buckmaster.
Sa résistance à Cannes
L’imprimerie Aegitna, le SOE et la répression Allemande.
03
Les camps
Compiègne, Neuengamme, Sachsenhausen et Lichterfelde.
04
Honneurs et distinctions
Décorations, médailles et hommages posthumes.
05
Le SOE en Crète
La Résistance crétoise et l’opération contre Heinrich Kreipe.
Préserver les archives, c’est rendre une voix à celles et ceux que l’Histoire avait condamnés au silence.
Ce site rend hommage à Guillaume Evangelista ainsi qu’aux résistants, déportés et victimes qui combattirent pour la liberté.
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